A la découverte de l’Ariège

Quand on vit à Toulouse on a la chance d’être à proximité de plein d’endroits chouettes : à 2h de la mer et de la montagne et à seulement 1h de route du parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises. C’est là que nous nous sommes rendus le week-end dernier.

J’avais réservé 2 nuits dans une roulotte à Sainte-Croix Volvestre au domaine d’hébergements insolites d‘Al Camparol. La roulotte était très bien aménagée avec une niche pour un lit double et une autre niche avec 2 lits simples dans laquelle nous avons pu installer le lit parapluie d’Enora. Entre les deux un coin cuisine-déjeuner et une petite salle de bain. Les toilettes étaient à l’extérieur de la roulotte car ce sont des toilettes sèches. Il ne faisait pas très chaud ce week-end là et pourtant nous n’avons même pas eu besoin d’allumer le poêle, la roulotte est bien isolée.

DSCN7762La roulotte

C’était la première fois que nous partions en week-end à 3 et Enora a été vraiment adorable, elle a beaucoup aimé le côté « cabane » du logement. Comme il n’y a pas de portes à l’intérieur séparant les pièces (seulement des rideaux) et qu’il faisait encore un peu frais pour profiter vraiment de la terrasse nous avons adopté son rythme : au lit à 20h30 avec un bon bouquin et extinction des loupiotes à 22h, on s’est vraiment reposés !

chambre_roulotte

Nous nous sommes réveillés face aux Pyrénées enneigées pendant 2 jours au milieu d’un silence assourdissant (Mr Poulet a bien aimé mon expression: « c’est tellement calme qu’on entend même les nuages bouger »). Le petit déjeuner était compris avec la réservation et nous avons dégusté des croissants maisons, des confitures maisons également délicieuses, des crêpes, du jus de pomme artisanal… Un vrai festin et biologique de surcroît!

DSCN7760La vue depuis la roulotte, avec les Pyrénées en toile de fond

DSCN7834Les vaches highlands des proprio et au fond un des autres hébergements du site : la cabane

Nous sommes arrivés le samedi soir, nous avons donc pu profiter du dimanche matin pour faire un vide-grenier à Daumazan-sur-Arize à  une quinzaine de kilomètres du gîte et surtout faire le marché associatif sous la halle du joli village de Montbrun-Bocage. C’est un marché très particulier, dans un style très « babos-retour de Katmandou » qui propose plein de produits artisanaux et de quoi déguster sur place dans une ambiance très chaleureuse. Nous y avons déjeuner avant de rentrer à la roulotte pour la sieste de la petite.

Le marché de Montbrun-Bocage

Après la sieste nous nous sommes rendus au Mas d’Azil pour y visiter la grotte. Nous avons regretté d’y être un peu tard (17h) car il y a un chemin de randonnée d’1h depuis la grotte qui avait l’air très sympa. Le billet pour la visite de la grotte est couplé à la visite du musée de la préhistoire au centre du Mas d’Azil (à1.5km de la grotte) et coûte 9€ par adulte. La visite de la grotte est obligatoirement guidée et dure 1h. Nous l’avons trouvé très bien faite, émaillée d’anecdotes historiques très intéressantes. Pour Enora nous avions pris le porte-bébé et nous avons bien fait, car l’ambiance de la grotte est très sombre et au début elle n’était pas tout à fait rassurée. Mais ensuite elle a semble apprécié la visite, surtout la partie son et lumière de l’impressionnante salle du Temple.

DSCN7792Devant la grotte

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A l’intérieur de la grotte, que la route traverse !

Photo de la salle du Temple par l’office de Tourisme (les photos sont interdites à l’intérieur).

Le lendemain matin nous avons fait le sentier de découverte de la forêt royale à proximité immédiate du gîte. Une ballade en pleine nature sans croiser une seule personne !

Puis l’après-midi nous sommes repartis en passant par la cité historique de Saint Lizier perchée à 500m d’altitude.DSCN7839

La cathédrale de Saint Lizier

DSCN7836

C’était un super week-end à 3, nous avons pu voir pas mal d’endroits tout en respectant le rythme de la petite et nous avons déjà envie d’y retourner pour visiter les lieux que nous n’avons pas eu le temps de voir, que ce soit au niveau tourisme patrimonial ou randonnées car dans les 2 cas l’Ariège est vraiment riche en propositions ! Et surtout on a vraiment apprécié le calme et la faible densité humaine ! A refaire donc !

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Le blues du 8 mars

Demain, 8 mars, c’est la journée des femmes, pour l’égalité des droits, et demain 8 mars je pense que je vais encore beaucoup m’énerver, car demain 8 mars il y aura quelqu’un pour dire :

  • « ça veut dire que les 364 jours restants c’est la fête des hommes ?! niark, niark »
  • « de toute façon moi je ne suis pas féministe, j’aime trop me maquiller, mettre des robes et des talons » (d’où féminisme et féminité serait incompatibles ?! Y’a pas de dress-code quand on mène le combat pour l’égalité des droits !)
  • « vous vous plaignez de devoir acheter des protections hygiéniques mais vous, vous entrez gratuitement en boîte »
  • « à l’occasion de la journée de la femme, nous vous proposons une journée d’animation dédiée aux nanas: grand concours de cuisine, ateliers massages et soirée girly au bowling spécialement pour vous, mesdames »
  • ou pire comme j’ai pu le voir à Leroy Merluche il y a 2 ans, un atelier intitulé « Pour la journée de la femme, je bricole sans mon homme ». (Et pourquoi pas un atelier pour les hommes « Je décore sans ma femme » ?!)
  • une promotion spéciale 8 mars « pour toute épilation du maillot, la moustache offerte »
  • à la télé un reportage spécial « ces femmes chefs d’entreprise et aussi mamans »….

Parce qu’en fait le 8 mars c’est un peu la journée du n’importe nawak. On en oublie l’essentiel, alors que :

  • la culture du viol ne s’est jamais aussi bien portée : selon une étude réalisée par l’Association Mémoire Traumatique et Victimologie, « 40% des français(es) estiment que si la victime a eu une attitude provocante en public, cela atténue la responsabilité du violeur ».
  • en France les femmes gagnent toujours 15% de moins que leurs homologues masculins
  • en France 1 femme sur 10 a déjà été victime d’une agression sexuelle, 1 sur 5 à l’échelle de la planète …

Malheureusement la liste est bien trop longue pour être rapportée ici, alors qu’on ne me dise pas qu’il n’y a plus de combat à mener pour les femmes en France (et je ne parle même pas des conditions des femmes dans le monde).

Et si cette année on disait non aux blagues et au marketing pourris ? Et si cette année on prenait un moment pour se sensibiliser sur la place de la femme dans la société aujourd’hui, toutes et tous ensemble, sans avoir besoin de répéter que le féminisme ça n’a jamais été un combat contre les hommes, mais le combat de tous pour l’égalité de tous ? Et si on prenait cette habitude tout au long de l’année ? Ce serait vachement innovant, non ?

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Lecture : Je suis un dragon, de Martin Page

J’inaugure aujourd’hui une nouvelle rubrique, celle de mes lectures ! C’est à peu près le seul truc que j’ai le temps de faire en ce moment, mais j’espère de nouveau pouvoir proposer du DIY prochainement.

J’avais adoré La nuit a dévoré le monde de Pit Agarmen, pseudonyme et anagramme du romancier français Martin Page, qui donnait à lire, en apparence, une histoire de zombie mais était finalement un roman sur le genre humain à l’écriture fluide et vive sur les limites de l’homme et la folie lorsque la solitude envahit tout.

Pit Agarmen revient avec Je suis un dragon, l’histoire de Margot, une orpheline, qui découvre à la faveur d’un drame qu’elle a des supers-pouvoirs. Le rêve de tout enfant ! Un rêve, vraiment ? Margot est récupérée par les gouvernements français et américains qui veulent découvrir d’où elle tient ses pouvoirs et de quelle manière ils pourraient les utiliser à leur avantage. Elle revêt ainsi la panoplie complète de la super-héroïne et commence à sauver le monde sous le pseudonyme de Dragon Girl. Mais Margot est moins une super-héroïne qu’une adolescente normale en proie aux questionnements de son âge : touchante par sa fragilité et sa naïveté, elle perdra son innocence en comprenant à quel point elle est très seule malgré les foules en adoration devant Dragon Girl, manipulée par les gouvernements et les institutions, et qu’elle sert finalement d’excuses aux pires vices des hommes.

« Margot comprenait que ses héroïques actions ne résolvaient pas les causes profondes des guerres, des meurtres et des viols, et encore moins celle de la pauvreté. Xanadu lui avait appris l’expression remplir le tonneau des Danaïdes. Ça correspondait bien à sa tâche quotidienne. Elle avait sauvé des milliers de personnes mais rien n’avait changé. C’était déprimant. Elle était devenue le prétexte à la sclérose humaine et à la bonne conscience. On n’avait plus besoin de réformer la société, de questionner les fondements de l’humanité et d’évoluer : Dragon Girl était là, elle sauverait le monde. Son image servait à couvrir l’hypocrisie de discours humanistes et creux. Elle détournait l’attention et empêchait les vrais changements. »

En fait comme pour La nuit a dévoré le monde Martin Page/ Pit Agarmen s’empare des codes de la culture populaire et offre un faux roman de SF mais une vraie analyse du genre humain. C’est un roman d’apprentissage ou la vraie héroïne est finalement celle qui a le courage de prendre sa vie en main.

« Margot avait 17 ans et elle ne se voyait pas rester Dragon Girl toute sa vie. Elle voulait devenir humaine et se débarrasser de ce costume de carnaval. Elle éteignit la lumière et se retourna dans son lit. Elle en avait assez de sauver le monde. Maintenant elle allait se sauver elle-même. »

Parfois violent, souvent cynique mais très touchant Je suis un dragon est un roman à lire d’urgence qui offre en outre une réflexion sur une société à la recherche de ses modèles. Martin Page est définitivement un auteur contemporain sur lequel il faut compter.

Je suis un dragon, de Martin Page chez Robert Laffont

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La simplicité volontaire et moi

Je ne suis pas très présente en ce moment sur le blog mais ce n’est un secret pour personne que devenir parents fait (un peu) revoir ses priorités ! Je suis également en train de réfléchir à la façon dont nous vivons. Tout est parti d’une prise de conscience très simple : depuis qu’Enora est parmi nous je me contente d’activités des plus basiques : rentrer à la maison après le boulot pour lui chanter ses comptines préférées, la laisser jouer avec mon visage, mes cheveux (aïe !) me suffit amplement. Et pourtant la maison est pleine d’activités potentielles qui remplissent physiquement l’espace, de sollicitations qui m’encombrent l’esprit et m’empêchent parfois d’être tout à elle, alors j’ai décidé de désencombrer ma vie!

Je suis très attirée par un mouvement pas nouveau du tout prônant la simplicité volontaire (aussi énoncée par Pierre Rabhi comme la sobriété heureuse) qui consiste à moins consommer ou consommer mieux en gardant à l’esprit cet adage plein de sens énoncé par Gandhi : « Vivre le plus simplement pour que d’autres puissent tout simplement vivre ». C’est une recherche de simplicité et de naturel.
A la base nous ne sommes pas de gros consommateurs, quand nous avons besoin de quelque chose nous privilégions déjà le seconde main et le fait maison. Oui mais la maison est pourtant envahie d’objets dont nous ne nous servons pas, nous avons donc fait un grand tri parmi les doublons, les usés, les offerts mais non usités, les abîmés…. Là où il y avait le plus de boulot: le séjour et notre chambre.

Au salon nous gardions plein de dvds que nous ne regardons plus (voir une fois un film me suffit), des livres et des magazines… zou tout ça est parti pour un vide-grenier.

Quand à la chambre le problème c’était principalement le dressing et pour être honnête le mien. Alors que je gagne bien ma vie j’ai encore des réflexes d’étudiante : si je vois un tee-shirt à 5€ je l’achète « parce qu’un tee-shirt ça sert toujours ». Oui mais au bout de deux lavages le tee-shirt bouloche, n’a plus de tenue et je ne le porte plus parce que « ça ne fait pas sérieux pour aller au boulot ». Bref j’ai éliminé environ 50% de ma penderie !

Maintenant avant de faire rentrer quelque chose dans la maison je me poserai ces questions :

  • En ai-je vraiment besoin ?

  • En ai-je besoin tout de suite ?

  • Puis-je le fabriquer moi-même ?

  • Est-ce que quelqu’un pourrait me le prêter ?

Dans le même ordre idée j’ai jeté un oeil à la salle de bains, au nombre de produits d’hygiène dont nous nous servons et à leur composition, constat: c’est pas la joie ! Donc résolution de l’année: je me lance dans la fabrication de mes cosmétiques et surtout je les limite ! Je pense qu’on en reparlera très vite ici !

Par contre désencombrer son esprit de toutes les sollicitations possibles c’est une autre paire de manches. Aujourd’hui avec le net, le flux d’informations est continu. Pour éviter de passer des heures à rebondir d’une info à l’autre j’utilise un certain nombre d’outils, comme netvibes (agrégateur de flux). Par contre je n’avais pas fait le « ménage » depuis plusieurs années, je croulais donc sous l’information, j’ai donc revu les contenus que je souhaitais suivre et réorganisé tout ça et je m’y connecte une fois par jour en semaine et c’est tout !

organisation_flux(capture d’écran de mon netvibes)

Là où je dois encore travailler sur moi-même c’est sur ma consommation culturelle. Travailler dans le secteur culturel m’expose à l’envie permanente de suivre la dernière série, lire le bouquin d’untel, voir la dernière expo… Et il faut bien le dire me tenir au courant de toutes ces sorties et le tri que cela implique m’épuise (40 000 nouveautés sont éditées chaque année en France) et m’oblige à « zapper » d’une tâche à l’autre en permanence (et malgré ce que pensent les encenseurs de la génération Y pour moi le zapping permanent n’est pas une qualité à ériger en modèle). Sur ce point précis je n’ai pas encore de solution, il faut simplement que j’accepte de ne pas pouvoir TOUT suivre, de ne pas pouvoir maîtriser en tous points un sujet. En tout cas si vous avez des astuces pour lâcher prise face à cette surabondance d’informations, je suis preneuse !

Bref voilà de l’article fleuve mais ces réflexions expliquent ma présence plus sporadique par ici. Ce blog doit rester un plaisir et m’imposer un rythme de publications parce que c’est comme ça qu’internet fonctionne n’est pas une solution pour moi, et s’il ne doit y avoir qu’un article tous les 15 jours, parce que je n’ai tout simplement rien à dire, rien à présenter, ce sera le cas et puis c’est tout !

Ressources:

  • un article très complet du réseau québecois pour la simplicité volontaire
  • une astuce toute simple pour parvenir à désencombrer sa garde-robe
  • le blog d’Antigone XXI qui prône l’abondance frugale
  • un article (québecois encore) en 3 parties sur la surabondance d’informations
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Londres – Jour 3

Jour 3

londres_jour_3[En rouge notre itinéraire du jour, axé Londres royal]

Nous sommes montés dans un « double decker bus » pour rejoindre Victoria station et remonter à pieds vers Buckingham Palace. Il était assez tôt mais il y avait déjà pas mal de monde et nous ne nous sommes pas attardés longtemps.

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Nous avons remonté le Mall et longé Saint Jame’s Park pour rejoindre Horse Guards où nous voulions assister à la relève de la Garde à 11h. C’est un guide que j’avais lu avant de partir qui conseillait d’assister à cette relève de la garde plutôt qu’à Buckingham Palace, car il y a beaucoup moins de monde.

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DSCN9982Et effectivement nous étions aux premières loges !

Pour information quand même la relève la garde de Buckingham Palace a, elle, lieu tous les jours à 11h30 (annulée en cas d’intempéries).

Nous nous sommes ensuite dirigés vers Westminster Abbey et Big Ben. J’avais lu, avant de partir, que Big Ben subissait depuis les années 2000 et de nombreux travaux en sous-sol, une inclinaison et que celle-ci commençait à se voir à l’oeil nu, mais bon pour nous ça n’a pas été flagrant. Même si on est loin de la Tour de Pise, cette fameuse tour de près de 100m de hauteur reste très impressionnante !

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Et avons de nouveau longé la Tamise pour aller déjeuner vers Covent garden d’un fish ‘n’ chips. En ressortant du pub le déluge s’était abattu sur la ville, nous sommes donc retournés à l’hôtel chercher nos valises pour nous diriger ensuite vers l’aéroport. Et voilà comment remplir 3 jours ! Mon seul regret est de n’avoir pas eu le temps de faire le Victoria and Albert museum qui abrite des collections Art déco, une autre fois peut-être !

J’espère que ce petit compte-rendu aura pu vous être utile pour organiser votre propre séjour !

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