La pergola DIY

Je suis partie en déplacement professionnel pendant 3 jours et à mon retour j’ai découvert une superbe pergola, réalisation maison de Mr Poulet aidé de son papa !

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Une belle surprise qui m’a immédiatement mis dans une ambiance playa bien sympa !

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L’installation leur a pris moins d’une après-midi : ils ont fixé une poutre au mur de 4m sur laquelle ils ont visé 7 traverses de 3m, taillées en biseau, qui viennent reposer sur une autre poutre de 4m de long soutenus par deux poteaux vissés dans le sol grâce à des sabots métalliques. Pour consolider le tout ils ont rajouté deux renfort en équerre de chaque coté. Le soleil est occulté grâce à 3 canisses fixés aux tasseaux avec du fil de fer.

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Le bois utilisé est du sapin auto-clave, qui a un rendu très chaleureux. Et pour parfaire le tout nous avons ressorti notre petite guirlande guinguette !

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Tutoriel : Une carte pop-up

Récemment à la médiathèque j’ai animé un atelier carte pop-up. Je m’y suis remise ce week-end pour célébrer les 30 ans d’une amie, alors je vous livre un petit tutoriel.

1 / Pliez une feuille en deux dans le sens de la largeur.

2/ Réfléchissez d’abord à votre composition pour déterminer le nombre de « chevalets » nécessaires et leurs tailles. Puis tracez des rectangles et/ou des carrés accolés au bord plié. Découpez uniquement les lignes verticales.

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3/ Ouvrez votre feuille et venez tirer vers l’intérieur le chevalet ainsi découpé. Pliez en suivant les lignes horizontales pour finir de former les chevalets.

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4/ Collez vos personnages sur les chevalets en encollant seulement la partie verticale du chevalet et non le personnage. Décorez à votre guise. Pour finir vous pouvez recouvrir le coté extérieur de la carte afin de dissimuler les découpes.

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Quand on ouvre la carte les personnages passent du plat à la mise en relief !

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Cet atelier fonctionne très bien avec des enfants dès 6 ans en ayant préparés des gabarits rectangulaires en carton fort qui vont leur servir à tracer leurs chevalets. Niveau matériel c’est aussi très simple puisqu’on se contente de feuilles, de colle et de ciseaux (même pas besoin de cutter).

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A la découverte de l’Ariège

Quand on vit à Toulouse on a la chance d’être à proximité de plein d’endroits chouettes : à 2h de la mer et de la montagne et à seulement 1h de route du parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises. C’est là que nous nous sommes rendus le week-end dernier.

J’avais réservé 2 nuits dans une roulotte à Sainte-Croix Volvestre au domaine d’hébergements insolites d‘Al Camparol. La roulotte était très bien aménagée avec une niche pour un lit double et une autre niche avec 2 lits simples dans laquelle nous avons pu installer le lit parapluie d’Enora. Entre les deux un coin cuisine-déjeuner et une petite salle de bain. Les toilettes étaient à l’extérieur de la roulotte car ce sont des toilettes sèches. Il ne faisait pas très chaud ce week-end là et pourtant nous n’avons même pas eu besoin d’allumer le poêle, la roulotte est bien isolée.

DSCN7762La roulotte

C’était la première fois que nous partions en week-end à 3 et Enora a été vraiment adorable, elle a beaucoup aimé le côté « cabane » du logement. Comme il n’y a pas de portes à l’intérieur séparant les pièces (seulement des rideaux) et qu’il faisait encore un peu frais pour profiter vraiment de la terrasse nous avons adopté son rythme : au lit à 20h30 avec un bon bouquin et extinction des loupiotes à 22h, on s’est vraiment reposés !

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Nous nous sommes réveillés face aux Pyrénées enneigées pendant 2 jours au milieu d’un silence assourdissant (Mr Poulet a bien aimé mon expression: « c’est tellement calme qu’on entend même les nuages bouger »). Le petit déjeuner était compris avec la réservation et nous avons dégusté des croissants maisons, des confitures maisons également délicieuses, des crêpes, du jus de pomme artisanal… Un vrai festin et biologique de surcroît!

DSCN7760La vue depuis la roulotte, avec les Pyrénées en toile de fond

DSCN7834Les vaches highlands des proprio et au fond un des autres hébergements du site : la cabane

Nous sommes arrivés le samedi soir, nous avons donc pu profiter du dimanche matin pour faire un vide-grenier à Daumazan-sur-Arize à  une quinzaine de kilomètres du gîte et surtout faire le marché associatif sous la halle du joli village de Montbrun-Bocage. C’est un marché très particulier, dans un style très « babos-retour de Katmandou » qui propose plein de produits artisanaux et de quoi déguster sur place dans une ambiance très chaleureuse. Nous y avons déjeuner avant de rentrer à la roulotte pour la sieste de la petite.

Le marché de Montbrun-Bocage

Après la sieste nous nous sommes rendus au Mas d’Azil pour y visiter la grotte. Nous avons regretté d’y être un peu tard (17h) car il y a un chemin de randonnée d’1h depuis la grotte qui avait l’air très sympa. Le billet pour la visite de la grotte est couplé à la visite du musée de la préhistoire au centre du Mas d’Azil (à1.5km de la grotte) et coûte 9€ par adulte. La visite de la grotte est obligatoirement guidée et dure 1h. Nous l’avons trouvé très bien faite, émaillée d’anecdotes historiques très intéressantes. Pour Enora nous avions pris le porte-bébé et nous avons bien fait, car l’ambiance de la grotte est très sombre et au début elle n’était pas tout à fait rassurée. Mais ensuite elle a semble apprécié la visite, surtout la partie son et lumière de l’impressionnante salle du Temple.

DSCN7792Devant la grotte

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A l’intérieur de la grotte, que la route traverse !

Photo de la salle du Temple par l’office de Tourisme (les photos sont interdites à l’intérieur).

Le lendemain matin nous avons fait le sentier de découverte de la forêt royale à proximité immédiate du gîte. Une ballade en pleine nature sans croiser une seule personne !

Puis l’après-midi nous sommes repartis en passant par la cité historique de Saint Lizier perchée à 500m d’altitude.DSCN7839

La cathédrale de Saint Lizier

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C’était un super week-end à 3, nous avons pu voir pas mal d’endroits tout en respectant le rythme de la petite et nous avons déjà envie d’y retourner pour visiter les lieux que nous n’avons pas eu le temps de voir, que ce soit au niveau tourisme patrimonial ou randonnées car dans les 2 cas l’Ariège est vraiment riche en propositions ! Et surtout on a vraiment apprécié le calme et la faible densité humaine ! A refaire donc !

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DIY couture : le grand sac fourre-tout

J’adore les grands sacs qui peuvent contenir tout mon bazar (papiers, bouteille d’eau, tote-bag pour les courses, bidules de la petite…). Et ce week-end je me suis attelée à la réalisation d’un sac fait main, mon tout premier. Je me suis servi du patron gratuit du blog verypurpleperson, et des instructions traduites en français ainsi que du tuto vidéo du blog de Bettinael.

Pour cette création j’ai choisi un simili cuir cuivré et un coupon de de tissu très fin pour la doublure. Trop fin car arrivée à l’étape où il faut retourner le sac par la anse, j’en ai déchiré une partie. Moi qui croyait que la difficulté viendrait du simili, je n’ai aucune problème de ce côté là, j’ai même trouvé cela très facile à coudre, sans même avoir besoin de changer le pied de ma machine. Je pense néanmoins que pour ce type de sac il faut sélectionner des tissus assez similaires notamment dans l’épaisseur, afin d’éviter les difficultés.

C’était la première fois que je travaillais en suivant un patron et j’ai trouvé celui-ci assez clair, ainsi que les instructions, pour une débutante. Pour cette partie je me suis vraiment appliquée et je pense que le découpage de mes 4 coupons de tissus m’a bien pris une heure.

La seconde étape que je craignais était celle de la couture des plis du bac de sac qui vont donner le grand volume de celui-ci. Finalement c’est extrêmement simple car c’est une couture bien droite.

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L’assemblage des 2 parties ne m’a posé non plus de problèmes, par contre alors que les instructions mettent bien en garde contre cette étourderie, je n’ai pas cousu les bonnes anses ensembles, il a fallu que je reprenne toute cette partie. Avec cette erreur la partie couture m’a pris environ 2h30.

Mais au final je l’ai mon grand sac  :

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Introduction à la communication non-violente (ou bienveillante)

Hier soir je me suis rendue dans mon café famille préféré pour assister à une conférence sur la communication bienveillante dans le cadre de la journée de la non-violence éducative qui a lieu dans toute la France le 30 avril. La rencontre se déroulant dans ce cadre « famille » l’approche était plus centrée sur une perspective éducative mais la communication non-violente ou CNV est aussi utile dans le couple, au travail…

Cette présentation était donnée par une bénévole du Centre de ressource sur la non-violence de Colomiers. Cette asso existant depuis 2003, propose un espace de documentation sur le sujet et des jeux coopératifs qui peuvent s’emprunter lorsque l’on est adhérent (20€/an). Elle organise aussi des formations et des actions de sensibilisation. Bref c’est un lieu ressource d’une grande richesse en Midi-Pyrénées.

La communication non-violente est un langage élaboré il y a près de 40 ans par Marshall Rosenberg, un américain, Docteur en psychologie clinique. On en parle depuis une vingtaine d’années en France. Le terme non-violent fait référence au mouvement de Gandhi et désigne le fait de communiquer avec l’autre sans lui nuire. Aujourd’hui la communication non-violente est une marque déposée c’est pourquoi les personnes qui en proposent une approche, sans avoir été formés par l’institut Rosenberg, parlent plutôt de communication bienveillante.

Pour être dans une communication bienveillante il est important d’être re-centré sur soi (ce qui est différent de se regarder le nombril, attitude dans laquelle on est replié sur soi et où on ne peut, de fait, pas entrer en contact avec l’autre) dans une attitude stable, posée favorisant la communication. Il est également primordial d’être dans le moment présent, de ne pas laisser la machine à pensées s’activer (avec des pensées comme « la dernière fois que j’ai essayé, j’ai échoué » ou « si je fais ça, il va se passer ça », on est soit dans le passé, soit dans le futur mais certainement pas dans le présent).

La CNV passe par 4 étapes :

  1. L’observation : « quand j’entends ça / quand je vois ça, ça me fait … »
  2. L’émotion : générée par la phase précédente, il faut être en mesure de l’identifier et de l’accueillir. Une émotion n’est ni bonne, ni mauvaise, elle est. En l’identifiant on peut la dire à l’autre, mais toujours sur le mode « je ». Car le « tu » tue. Souvent lorsqu’intervient le mot « tu », la probabilité est forte qu’il s’agisse d’un jugement / d’une interprétation des actes de l’autre plutôt que de l’expression de son propre ressenti. D’où l’importance de prendre la responsabilité de SES émotions. Ne pas oublier que les émotions sont « contagieuses » et que même non dites elles affectent nos enfants, nos proches, nos collègues, qui les ressentent quand même.
  3. Le besoin : une fois qu’on a identifié l’émotion en jeu, on peut déterminer le besoin frustré ou touché qu’il y a derrière.
  4. La demande: à formuler à partir du besoin. Pour cela il faut clarifier son intention: si quelqu’un me double à La Poste et que je le lui fait remarquer, mon intention peut soit être un besoin de justice, soit de ne simplement pas être en retard, et donc de récupérer ma place, mais l’intention est bien différente dans les 2 cas. Lorsque l’on formule une demande, celle-ci doit être concrète, réaliste et peut être refusée. Sinon ce n’est pas une demande mais une exigence. Une demande ne s’adresse pas forcément à l’autre, elle peut aussi être faite à soi-même.

Il faut savoir qu’une fois les besoins physiologiques assouvis, l’être humain a 6 grands besoins :

  • un besoin d’affection : être aimé pour ce que l’on est
  • un besoin de reconnaissance : être aimé pour ce que l’on fait
  • un besoin de sécurité
  • un besoin d’orientation : savoir où l’on va, donner du sens
  • un besoin d’autonomie
  • un besoin de créativité

Pour les enfants ce sont même uniquement 2 grands besoins qui entrent en jeu:

  • un besoin d’affection
  • un besoin de cadre, de limites (ce qui offre la sécurité)

La communication bienveillante passe par une multitude de petites « astuces »:

  • ne pas utiliser la négation lorsque je parle à l’autre (on remplace « ne cours pas » par « marche »)
  • quand un sujet de désaccord se présente, prendre le temps de compter 20 vrais secondes en se concentrant sur sa respiration (avec le ventre) pour se recentrer sur soi et pourvoir rentrer en communication et non en joute verbale
  • se rappeler qu’on a toujours le choix entre « avoir raison » ou « être heureux » et savoir ce qui nous importe pour une situation donnée : est-ce si important de convaincre ? Est-ce qu’on ne peut pas lâcher de temps en temps?
  • s’entraîner à la communication bienveillante quand ça va bien, féliciter les comportements positifs, ce qui se passe bien, ce qui me fait plaisir… pour être préparé à réagir dans une approche de communication non-violente en situation de crise
  • si dans une situation donnée (souvent au travail) on n’a pas le temps de s’arrêter pour identifier notre émotion en jeu, la « prendre » et la mettre de coté mais y revenir absolument plus tard
  • être capable de dire à l’autre et à soi-même que l’on s’est trompé, pour nos enfants cela leur montre un comportement exemplaire plutôt que de s’enliser dans une injustice. De même il est important de ne pas négliger l’apprentissage par l’erreur
  • lorsque l’on s’adresse à ses enfants transformer nos « pourquoi? » en « qu’est-ce qui se passe? »

La soirée s’est terminée après un tour de tables où chacun a exprimé son ressenti (sa météo personnelle) suite à cette présentation de la communication bienveillante. J’ai beaucoup apprécié cette rencontre qui m’a donné les clés principales pour appréhender le sujet, les échanges m’ont permis de me rendre compte qu’on faisait tous face aux mêmes difficultés, à savoir la difficulté de s’éloigner de modèles de communication acquis depuis l’enfance.

Ressources pour aller plus loin:

  • « Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) », de Marshall B. Rosenberg
  • « La communication non-violente au quotidien », de Marshall B. Rosenberg
  • « Cessez d’être gentil, soyez vrai ! », de Thomas d’ Ansembourg
  • « Ecouter c’est l’aventure avec Titeuf », de Rosette Poletti et Zep
  • « Poser des limites à son enfant », de Catherine Dumonteil-Kremer
  • Les revues Non violence actualités et Peps
  • DVD documentaire : « J’vais le dire : les conflits des petits et leur gestion », de Mélanie Gailliot et Thierry Reumaux
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